On parle ici de ma vie privée. De mes voyages et surtout, de mon dernier voyage nature dans les Cévennes.
Il existe des lieux qui nous appellent.
« Reviens. »
Encore et encore et encore.
Alors, en juin, je suis revenue.
Pour la troisième fois.
Dans les Cévennes.
Au même gîte qu’en avril dernier.
La même terrasse.
Les mêmes pierres.
Les mêmes montagnes dessinées à l’horizon.
Et pourtant, tout était différent.
Parce que les Cévennes changent sans cesse.
Parce que nous aussi.
Je crois aux évidences.
À celles qui ne s’expliquent pas.
Celles qui s’installent dans le ventre avant même d’arriver quelque part.
Cette sensation de rentrer chez soi dans un endroit où l’on n’habite pas.
Cette impression étrange que certaines vallées nous reconnaissent.
Les Cévennes font partie de ces lieux-là.
En avril, la nature s’éveillait.
Les arbres hésitaient encore.
Les matins avaient le goût du froid.
En juin, chaleur.
Le jaune est partout.
Les fougères envahissent les sous-bois.
Les insectes sont là – dont certains dont je me passerais bien hein.
La lumière danse dans les feuilles.
Et le monde semble plus vivant.
Comme si la montagne respirait plus fort.
Nous avons marché.
J’ai couru.
Je me suis même fait la première entorse de ma vie à la cheville.
Ma cheville s’en souvient. Bien.
Parce que dans les Cévennes, les chemins sont aussi beaux que les destinations.
Chaque détour offre une surprise.
Un ruisseau.
Une vieille bâtisse oubliée.
Une mer de fleurs sauvages.
Un point de vue qui coupe le souffle.
Puis le silence.
Toujours le silence.
Ce silence immense que l’on ne trouve plus beaucoup ailleurs.
J’aime profondément cette région.
Son authenticité.
Son caractère.
Sa manière de résister à la vitesse.
Les pierres racontent des histoires.
Les forêts gardent leurs secrets.
Et nous, petits humains de passage, nous apprenons simplement à ralentir.
Je crois que c’est pour cela que nous sommes revenus au même endroit.
Pas seulement pour le gîte.
Pas seulement pour les paysages.
Mais pour ce sentiment rare.
Celui d’être exactement là où nous devons être.
Au bon moment.
Sans chercher davantage.
L’évidence.
Encore.
Toujours.
Les Cévennes m’apaisent.
Les Cévennes me coupent le souffle.
Et je sais que je reviendrai.
Encore et encore.
Moi qui ne fait que changer de lieux pour me ressourcer.
C’est déjà mon troisième voyage dans les Cévennes. En un peu plus d’un an.
On peut donc dire que j’ai trouvé MON endroit.
Alors je reviendrai.
Peut-être au printemps.
Peut-être sans raison particulière.
Parce qu’il existe des endroits que l’on visite.
Et d’autres que l’on retrouve.
Les Cévennes font définitivement partie des seconds.
Et, peut être qu’un jour, je l’aurai, ma maison en pierre, entourée d’hectares de champs dorés, sur le Causse Méjean.
Les autres articles sont dispos ici :
– https://hoopdesbois.com/2025/04/09/cevennes-avril-2025/
– https://hoopdesbois.com/2025/07/02/cevennes-juin-2025/
Retrouve moi sur Instagram : https://www.instagram.com/hoopdesbois/































































































































































































































































